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Cinéma du Québec

 

"La fin du monde" de Xavier Dolan, Césars 2017.

Juste la fin du monde de Xavier Dolan avec Gaspard Uliel, Vincent Cassel, Nathalie Baye, Léa Seydoux, Marion Cotillard.

 

Cette adaptation d'une pièce de théâtre de Jean-Luc Lagarce, raconte le retour après 10 ans d'absence d'un auteur à succès qui a toujours eu de la difficulté à communiquer avec sa famille du fait de sa différence en tant qu'artiste. C'est sa belle-sœur qui va tout de suite connaître la raison de ce retour… Dans ce film au thème bien universel, il n'y a pas d'acteurs québécois, pas de références à l'environnement québécois, ni à son histoire. Xavier Dolan dès le premier plan serre les acteurs au plus près pour ne plus les lâcher. Les moments de calme et de rire sont plutôt rares et précèdent des moments de stress, d'attente d'une tempête émotionnelle voire hystérique à venir. Le climax atteint son paroxysme à la fin du film jusqu'à ce moment où les protagonistes décident de se taire et de fuir.

 

 

"Le fils de Jean" (2016)

Le fils de Jean de Philippe Lioret (auteur de Welcome) avec Pierre Deladonchamps et Gabriel Arcand.

Se rendant à Montréal, un français tente un rapprochement difficile avec la famille de son père naturel qui vient de se noyer dans un lac au Québec et dont il vient de découvrir l'existence, car sa mère décédée il y a sept ans ne lui en a jamais parlé… Il devra briser les silences, les secrets et les mensonges familiaux.

Ce film illustre l'adage « on ne choisit pas sa famille ». C'est une adaptation de  « Si ce livre pouvait me rapprocher de toi » de Jean-Paul Dubois. Ce film a été tourné à Montréal et en région.

 

"Guibord s'en va t'en guerre" (2016)

 

Guibord s'en va en guerre de Philippe Falardeau avec Patrick Huard et Suzanne Clément (vue dans Mommy).

 

Sous la forme d'un road movie, le scénariste et réalisateur fait une analyse de la politique canadienne : les lobbys, les trafics d'influence, les politiciens adeptes du « tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins », les absurdités des situations politiques et sociales. Il s'agit ici du regard extérieur d'un stagiaire originaire d’Haïti, appelé Souverain, qui va aider un député indépendant à sortir du dilemme et de l'impasse institutionnelle par ses connaissances des institutions canadiennes. Le tournage a eu lieu à Val d'or et dans les Laurentides. La musique du film est signé du groupe : Avec pas d'casque.

 

Dernière édition en 2014 du "Festival Cinéma du Québec", semaine qui permettait de voir les dernières productions québécoises en un lieu unique... Dommage.

 

 Vidéo (à télécharger) du festival "Cinéma du Québec" 2011

 

Vidéo (à télécharger) sur la rencontre autour du film "L'affaire Dumont"

 

LA LANGUE A TERRE (documentaire) : Vidéo

 

Suggestion de films :

 

 

"Louis Cyr" de Daniel Roby (réalisateur de la série télévisé « Versailles ») est basé sur la biographie de Louis Cyr, personnage réel devenu légende, l'homme le plus fort du monde.

 

L'auteur de la biographie est Paul Ohl, romancier et scénariste québécois d'origine française (né à Strasbourg), émigré avec ses parents en 1951, qui a fait une carrière militaire au 22e régiment puis devenu fonctionnaire, il a également été le porte-parole de 1991 à 1995 de l'ONG Oxfam. Le scénariste, Sylvain Guy, a écrit « Liste noire » en 1995 de Jean-Marc Vallée. L’interprète de Louis Cyr est Antoine Bertrand (vu dans Starbuck dans le rôle de l'ami avocat). Louis Cyr est né en 1863 et mort à 49 ans en 1912. Il est issu de milieu paysan, d'une famille qui va émigrer aux États-Unis. Il devient une star à 20 ans au Canada et aux USA avant d'effectuer une tournée européenne. Le contexte de l'époque est un exode rural massif de paysans misérables, agriculteurs l'été et bucherons l'hiver. De 1870 à 1900, ce sont 410 000 canadiens français qui émigrent aux USA. Ces paysans se retrouvent bien vite dans les bidonvilles insalubres aux portes des grandes villes : en 1885, une épidémie de variole provoque la mort de 3000 personnes. Anecdote des relations historiques franco-québécoises : en 1882, le sénateur québécois Hector Fabre est nommé agent général du Québec en France dans le but d'attirer des migrants français. On assiste bientôt à la prise de conscience des canadiens francophones de leur infériorité économique et au début de la prise en main de l'économie par des francophones avec les créations d'une chambre de commerce à Montréal, d'écoles francophones de hautes études, des banques et de la caisse populaire Desjardins. Louis Cyr va devenir une figure importante pour les Canadiens français comme modèle de fierté, pour revendiquer bientôt le slogan « Maîtres chez nous ». Le film a remporté au Québec les prix de meilleur film, meilleur acteur, meilleur son et meilleures costumes.

 

 

Félix et Meira de Maxime Giroux
On assiste à la belle rencontre de Félix (Martin Dubreuil, qui joue dans le groupe les Breastfeeders alias Johnny Maldoror), en rupture avec sa famille aisée et Meira (Hadas Yaron), une jeune mère d’une communauté juive ultra orthodoxe du quartier « Mile End » à Montréal. Le réalisateur nous dresse le portrait de deux personnages qui n’ont pas réussi à trouver leur place : l’un dans sa famille et la société, l’autre dans sa communauté fermée et restrictive et désire s‘épanouir dans sa vie de femme. Les deux vont s’entraider pour se sortir de leur situation respective.  Dans son 3e long métrage, le réalisateur a voulu aussi décrire la communauté juive ultra orthodoxe de Montréal. Le film a reçu des prix aux festival de Toronto et d’Amiens et est sorti en France en février  2015.

 

Tu dors Nicole de Stéphane Lafleur
Nicole (Julianne Côté), qui cherche un job d’été, devient baby sitter d’un jeune garçon qui se révèle bien plus mature finalement que Nicole, ce qui crée des situations de comédie surréaliste très réussies. Elle passe ses vacances avec sa meilleure amie dans la maison familiale bientôt bouleversée par les répétitions du groupe de musique de son frère ainé (Marc André Grondin). Ce canevas scénaristique n’est que prétexte à une suite de souvenirs des années 80 avec une importance donnée à la musique. Ce film noir et blanc que le réalisateur a voulu intemporel (référence assumée aux premiers films de Jim Jarmuch) est un portrait d’une jeune québécoise vivant dans la banlieue aisée de Montréal (rive Sud).  Le film est sorti en France en avril 2015.

 

Gerontophilia de Bruce LaBruce

Lake (Pier Gabriel Lajoie) a 18 ans et travaille comme aide soignant dans un foyer gériatrique. Il tombe amoureux de Melvin, un homosexuel de 80 ans encore séduisant et tout étonné de pouvoir encore provoquer le désir et la jalousie. Lake délaisse sa copine qui se revendique rebelle (elle a une liste d’idoles : des artistes féministes et révolutionnaires). Chaque personnage est en fait ambivalent : la rebelle n’est pas si révolutionnaire que cela. Celui qu’elle considère comme un saint ne se révèle pas si conformiste et l’infirmière qui administre les médicaments n’est pas si stricte et insensible… Un film étonnant et émouvant. (Sortie en France 26/03/14)

 

Monsieur Lazhar de Philippe Falardeau (2011)
Adapté d’une pièce de théâtre d’Evelyne de la Chenelière, sur le thème du deuil, les écoliers d’une classe (et particulièrement deux enfants qui ont vu leur maîtresse d’école pendue dans la classe) doivent faire leur deuil de leur professeur d’école qui s’est suicidée. Et leur professeur remplaçant d’origine algérienne doit lui aussi faire son deuil de son passé en Algérie.
Un film très documenté sur le milieu scolaire et le travail des professeurs et des psychologues après un drame. L’autre thème est celui de la difficulté pour les nouveaux arrivants à communiquer sur leur exil. Superbement interprété par Fellag (le professeur remplaçant), Sophie Nelisse et Emilien Néron (les deux enfants), ce film émouvant et poétique parvient à éviter tout pathos et parvient à nous faire sourire devant les efforts d’intégration de ce professeur bien sympathique. 

 

 

Starbuck (Ken Scott)
Un quadragénaire (Patrick Huard) immature se retrouve involontairement au milieu d’un procès sur la garantie de l’anonymat pour les donneurs de sperme qui sont payé pour cela. Une comédie hilarante.
Rencontre avec le réalisateur :
L’idée de base écrite par le scénariste martin Petit était une blague sur la masturbation et les différentes facettes de la paternité, une réflexion sur la nouvelle génération de père. Le film est aussi basé sur un fait : il n’y a pas de réglementation sur le don de sperme en Amérique du Nord. Le titre « Starbuck » fait référence au nom d’un taureau géniteur célèbre au Québec. L’histoire s’insère dans le contexte d’une famille d’émigrés polonais réputés pour être traditionalistes dans le quartier cosmopolite de Montréal le « Mile end ». L’ami avocat est interprété par Antoine Bertrand qui a joué dans la série TV « Les Bougons ». Patrick huard a été choisi pour son potentiel comique et dramatique, son charisme car il devait porter le film sur ses épaules. La musique est de David Laflèche. Au départ le réalisateur penchait pour de la musique Funk mais cela manquait d’émotion. Les musiques de French Kiks et The nationals se sont ensuite imposés. La jubilation des scénaristes étaient de faire dire des dialogues odieux à certains personnages.

 

Le sens de l’humour (Emile Gaudreault)
Deux humoristes québécois en tournée en région ont l’habitude de prendre une « tête de turc » dans le public. Un soir ils tombent sur une victime de leurs blagues qui cherchera à se venger.

La grande comédie de l’été au Québec réalisé par un maître de la comédie populaire (ex : De père en flic), à l’humour noir ravageur parfaitement interprété par le duo benoit Brière (comédien vu dans La grande séduction) et Louis José Houde (humoriste du moment). Michel Côté (vu dans CRAZY) est métamorphosé en psychopathe qui nous fait rire et peur selon la situation. Le thème de fond est une analyse sur le mécanisme de l’effet comique : humour noir, dialogues hilarants, auto dérision, rythme du phrasé, comique de situation et de geste,…
Le film se termine sur cette dernière épitaphe : « On est fucké ? » « limite ! »

 

Incendies (Denis Villeneuve)
Le réalisateur de « Un 32 août sur la terre », « Maelstrom » (primé aux Jutras) et « Polytechnique » adapte magnifiquement la pièce de Wajdi Mouawad auteur québécois d’origine libanaise. L’essentiel du film se passe au Liban en partie de nos jours et durant la guerre opposant les milices chrétiennes et musulmanes au sud Liban avec ses cortèges d’exactions. C’est à une recherche des origines et d’identités que nous conduit ce film sur les traces du passé d’une mère (Lubna Azabal) à la recherche d’un fils né d’une liaison proscrite par la famille et le village (chrétiens) et qui lui a été enlevé à la naissance. Puis nous assistons à la recherche de ses enfants (interprétés par Mélissa Désormeaux-Poulin et Maxime Gaudette) devenus canadiens qui partent eux aussi au Liban à la recherche de leur père et de leur frère inconnus, sur les traces de leur mère qui vient de décéder à Montréal . Ils y découvriront l’horreur du passé de leur mère et le passé violent de la société libanaise. Un très beau film au succès amplement mérité (2e au box office au Québec). (sortie le 12 janvier 2011).

 

 

 

Dédé à travers la brume (Jean-Philippe Duval) 2009
L’itinéraire tourmenté d’André « Dédé » Fortin, leader du groupe Les Colocs le groupe populaire dans les années 80-90 : de son arrivée à Montréal en provenance du lac St jean jusqu’à son suicide par Harakiri. Le film très focalisé sur Dédé (même si les relations avec les membres du groupe sont détaillées) tente d’expliquer le geste de Dédé comme la goutte d’eau qui a fait renverser un vase déjà plein : l’importance de la mort de Patrick Esposito (mort du sida) l’harmoniciste blues du groupe, ses séparations d’avec ses « blondes », la pression professionnelle (peur de l’échec du nouveau CD)… mention spéciale pour les interprètes qui ressemblent vraiment aux membres du groupe (le réalisateur voulait retrouver la dynamique et le melting pot du groupe.. On assistait à cette époque à un essoufflement de la culture francophone et Dédé a affirmé tout de suite sa culture francophone mais ouverte sur le monde : c’était un visionnaire avec son groupe multiethnique et sa musique métissée. cela culmine avec La soirée réfèrundaire reconstitué une idée de Dédé qui voulait que la sortie de son nouveau CD (très attendu par le public) corresponde à la soirée de dépouillement du vote pour l’indépendance du Québec en 1995. le film décrit le processus de création des chansons des Colocs : les chansons en studio et en public ont été réenregistré (la BO du film est sortie au Québec).

 

Maurice Richard (Charles Binamé. 2006)

Fiction : L’histoire d’une légende québécoise du hockey sur glace… une belle reconstitution des années de « la grande noirceur » dans une usine où travaillaient des ouvriers francophones exploités et surveillés de près par la direction anglophone totalement irrespectueuse et cela se retrouvait aussi dans le milieu du hockey, sport national, dirigé aussi par les anglophones… jusqu’au prémisse d’une prise de conscience personnelle puis collective et la recherche d’une reconnaissance et d’un respect. Le film se termine sur les mots de Félix Leclerc à propos de Maurice Richard. Il appela au calme ses supporters furieux de sa suspension par le président de la ligue (qu’il critiquait dans la presse) et il continua sa carrière prolifique malgré tout (il fera gagner cinq autres coupes à son équipe). Ce fut considéré comme une réponse pacifiste et intelligente contre l’injustice et contre  la bonne société anglophone.

Avec : Roy Dupuis, Rémy Girard.

 

 

QUEBEC–MONTREAL (Ricardo Trogi. 2002) : un road movie dans lequel on suit les mésaventures de copains, de collègues de bureau, et de couples, qui illustrent des thèmes comme : la quête amoureuse, la passion, l’idéalisation, le quotidien de la vie et la rupture du couple.

Avec Isabelle Blais.

 

 

 LA GRANDE SEDUCTION (Jean-François Pouliot. 2003) : cette séduction est grande avant tout par le nombre de spectateurs qui se sont laissés envoûtés par ce film au Québec. Elle est grande aussi par la taille du mensonge : ce n’est pas la plus belle fille du village qui va séduire le docteur, mais bien tout le village (allant jusqu’à nier le sport national qu’est le hockey pour le cricket, activité préférée du docteur, allant jusqu’à mettre sur écoute les conversations de ce dernier pour répondre à tous ses désirs). Et tout cela pour que les villageois du port de Sainte-marie-La-Mauderne (Harrington Harbor), retrouvent une dignité, par le travail.

Avec : Raymond Bouchard (le maire), David Boutin (le docteur), Benoît Brière (le pêcheur) et Pierre Colin (le directeur de la caisse populaire).

 

Esimésac de Luc Picard avec Nicolas Frank Vachon, Luc Picard et René Richard Cyr. D’après les contes de Fred Pellerin.
Les villageois de Saint Elie de Caxton souffrent de la misère et de la famine et devront lutter collectivement contre cette machine inhumaine qui les broient.
Après le film « Babine » cette nouvelle collaboration entre Luc Picard et le conteur Fred Pellerin a abouti à une fable pleine d’humanité et totalement d’actualité. On y retrouve l’imaginaire du conteur et le message suivant : pour s’en sortir en temps de crise on ne pourra le faire que collectivement.

 

 

 

CONGORAMA (Philippe Falardeau. 2006) : Un inventeur belge (Olivier Gourmet) apprend de son père très malade (J-P Cassel) qu'il est né au Québec et qu'il a été adopté. Il se rend au Québec pour retrouver la trace de ses parents biologiques. Il croise alors un homme (Paul Ahmarani) au volant d'une invention : une voiture électrique hybride !... Film poignant tendre et drôle filmé au Québec, en Belgique et avec des images de l'exposition universelle de Montréal et de Bruxelles et du Congo (ex colonie belge, propriété personnelle du Roi).

Avec : Olivier Gourmet, Paul Ahmarani, Jean-pierre Cassel.

 

Mille neuf cent quatre vingt un (Ricardo Trogi) :
Le réalisateur du film « Québec-Montréal » (primé en 2003) nous livre un film autobiographique sur ses souvenirs personnels : les souvenirs d'un enfant de 11 ans dont la famille est d’origine italienne et modeste et qui doit s’insérer dans une nouvelle école et un nouveau quartier plus aisé. Pour cela il doit rejoindre le gang des K-Ways rouges. On sent le vécu et on rit beaucoup avec cette chronique d’une jeunesse québécoise dans les années 1980 qui est finalement bien universelle. Le film est très humain et sincère. le film se passe à Québec mais le tournage s’est déroulé dans la banlieue de Montréal. Le film a été très bien reçu par le public québécois et une suite est sortie : Mille neuf cent quatre vingt quatre.

Pour en savoir plus sur le Québec :

Histoire, BD, Littérature, Musique, Hockey